Risques du syndrome métabolique : obésité et diabète

Publié le : 02 décembre 20206 mins de lecture

Le syndrome métabolique regroupe dans sa définition la présence de plusieurs anomalies métaboliques associées. Cette entité est relativement fréquente avec une prévalence qui augmente avec l’âge des individus. Le syndrome métabolique prédispose à la fois à la survenue d’un diabète de type 2 et de complications cardiovasculaires. Sa prévention repose sur une prise en charge précoce de la sédentarité et du surpoids. La place des agents pharmacologiques qui améliorent l’insulino- sensibilité reste encore à définir. La prévalence de l’obésité et du diabète de type 2 augmente de manière alarmante dans les pays occidentaux. On estime aujourd’hui à 135 millions le nombre d’individus diabétiques dans le monde. L’association entre l’obésité, le diabète de type 2, l’hypertension artérielle et plusieurs anomalies lipidiques est connue depuis plusieurs décennies. Il a été proposé de regrouper dans une entité unique appelée syndrome métabolique ou dysmétabolique la présence d’anomalies glucido-lipidiques associées à l’insulino-résistance, à l’hypertension et à l’obésité abdominale. La notion que le syndrome métabolique prédispose à la survenue d’un diabète de type 2 et au développement des maladies cardiovasculaires est progressivement apparue en fonction des résultats de plusieurs études épidémiologiques.  

Les facteurs du développement du syndrome métabolique

Les longues soirées devant l’ordinateur ou la télévision, mais aussi les équipes de nuit favorisent le développement d’un syndrome métabolique. Une meilleure hygiène du sommeil pourrait éventuellement contribuer à prévenir ce phénomène. Un syndrome métabolique est facile à reconnaître pour les médecins. Les personnes touchées sont en surpoids sévère, avec un stockage préférentiel des graisses sur l’abdomen. Ils souffrent d’hypertension artérielle, et les taux de sucre et de graisse dans le sang augmentent. En Allemagne, environ un adulte sur cinq, est atteint de cette combinaison, ce qui augmente le risque de crise cardiaque et d’accident vasculaire cérébral.   

Causes et manifestations

Les principales causes du syndrome métabolique sont le manque d’exercice et la suralimentation. Ce qui est moins connu, c’est que le manque de sommeil peut également perturber l’équilibre hormonal. Les preuves sont claires. Selon les études épidémiologiques, chaque heure de sommeil en moins par jour est associée à une augmentation de l’obésité, du diabète de type 2, des taux de cholestérol élevés et de l’hypertension. Le manque de sommeil, mais aussi une perturbation du déroulement normal de la journée et de la nuit, peuvent entraîner en quelques jours seulement une perturbation hormonale appelée insulinorésistance. Les patients ont un taux de glycémie élevé, bien qu’ils produisent plus d’insuline. En outre, l’équilibre des hormones régulatrices de la faim se modifie, ce qui entraîne une augmentation de l’appétit. On observe également une modification de l’activité des centres de récompense dans le système limbique du cerveau. Les personnes souffrant de troubles du sommeil aiment alors se tourner vers des aliments à forte densité énergétique comme les chips ou les barres de chocolat. En revanche, elles n’ont pas envie de manger des carottes ou d’autres aliments sains. Les gens qui n’ont pas dormi ici aiment manger et ils mangent beaucoup. Les études montrent que l’insomnie peut augmenter la faim, l’appétit et finalement aussi la consommation de nourriture. Toutefois, plusieurs études ont également établi un lien entre un excès de sommeil et des conséquences défavorables telles que l’obésité et un risque accru de diabète. Le risque semble être particulièrement accru lorsque trop de sommeil, soit plus de neuf heures par jour, est associé à un manque d’exercice. Ces découvertes débouchent également sur de nouvelles stratégies de prévention et de traitement du syndrome métabolique par des mesures liées au mode de vie. Par exemple, il ne semble pas seulement important de ne pas dormir trop peu afin d’éviter un apport calorique excessif éventuellement associé. Il convient également de veiller à un équilibre optimal entre les phases d’activité et de repos, en faisant suffisamment d’exercice et en évitant un stress excessif, ce qui conduit généralement à une durée de sommeil optimale de sept à huit heures. 

Traitements et solutions 

Étant donné que nombre de ces études sont des études épidémiologiques et que les études d’intervention disponibles n’ont été menées que sur une courte période de quelques jours, une relation de cause à effet entre la durée du sommeil et le risque d’obésité et de diabète semble très probable. Néanmoins, les études futures devraient examiner spécifiquement si une meilleure hygiène du sommeil peut prévenir un syndrome métabolique. Les personnes qui souffrent de troubles du sommeil et d’apnée du sommeil en raison de leur surpoids peuvent améliorer leur sommeil et normaliser leur métabolisme en utilisant un masque de sommeil, par exemple. Des changements seraient également utiles sur le lieu de travail. On a besoin de modèles de temps de travail optimisés qui mettent moins de pression sur les employés. Des programmes d’éclairage, d’exercice et de nutrition sur-mesure pourraient aider les employés qui ont un risque accru d’obésité et de diabète en raison du travail posté.

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